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# Mettre en œuvre un projet de qualité

Comment utiliser la Norme humanitaire fondamentale pour mettre en œuvre un projet

La qualité et la redevabilité ne sont pas des activités supplémentaires ni des exercices de conformité pour les bailleurs et les autres partenaires, mais elles sont intégrées dans les décisions opérationnelles quotidiennes, les comportements organisationnels et les relations de pouvoir pendant la mise en œuvre.

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### <mark style="color:orange;">Pourquoi utiliser la Norme humanitaire fondamentale pour mettre en œuvre un projet ?</mark>

#### Mettre en œuvre la meilleure intervention possible

**Les projets doivent presque toujours changer** pour rester pertinents et efficaces. Ces changements sont normaux dans la gestion de projet, tant qu’un mécanisme de prise de décision flexible est mis en place pour les gérer.

Le **responsabilité** d’anticiper, d’analyser et de gérer ces changements incombe principalement au Chef de projet / Responsable de projet, appuyé par les équipes techniques, opérationnelles et MEAL. Ce rôle exige, en particulier, quatre compétences clés et complémentaires :

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<summary>Analyse critique</summary>

Prendre du recul pour évaluer si l’intervention répond toujours aux besoins prioritaires, aux capacités et aux préférences des communautés et des personnes touchées par la crise, tout en évitant les dommages et l’exclusion

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<summary>Proactivité et sens de l’initiative</summary>

Sur la base de la connaissance du contexte, du projet et des parties prenantes, anticiper les obstacles potentiels et proposer des ajustements au projet afin de garantir la pertinence des activités proposées

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<summary>Organisation et hiérarchisation</summary>

Gérer le temps et les ressources dans des environnements contraints, et assurer la cohérence entre les activités, les fonctions de soutien et les engagements de qualité

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<summary>Communication et facilitation</summary>

Interagir positivement avec les communautés, les partenaires, les autorités, les bailleurs et les équipes internes, et faciliter le dialogue, le retour d’information et une compréhension partagée

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Les décisions liées aux adaptations du projet sont généralement fondées sur des engagements contractuels qui définissent des domaines essentiels tels que le périmètre, le budget et la durée de l’intervention. Cependant, elles ne peuvent pas couvrir toutes les dimensions d’une **« bonne intervention »**, en particulier celles liées à la redevabilité, à la participation, à l’apprentissage et à l’usage éthique du pouvoir.

La Norme humanitaire fondamentale peut alors être utilisée comme un **complément aux exigences contractuelles et institutionnelles**, comme un cadre de référence structuré permettant aux équipes de mener une analyse plus globale de l’intervention, au-delà de la seule mise en œuvre technique.

#### Partager un langage commun

Les responsables de projet, logisticiens, administrateurs, conseillers techniques, coordinateurs opérationnels, agents MEAL, responsables de la communication, agents de liaison communautaire, entre autres, contribuent, directement ou indirectement, à la mise en œuvre de projets de haute qualité et fondés sur la redevabilité.

Si le responsable de projet joue le rôle central dans la conduite du projet, il **ne peut pas tout faire**. Son rôle de **chef d’orchestre** est essentiel pour que les différentes fonctions contribuent activement aux processus de pilotage du projet. Avoir une vision partagée des engagements attendus en matière de qualité et de redevabilité peut aider à instaurer le dialogue et à partager un langage commun.

Disposer d’un cadre de référence partagé et d’un langage commun aide les équipes à clarifier les attentes et les responsabilités, à faciliter le dialogue entre différentes fonctions et à différents niveaux, à réduire les malentendus liés, par exemple, aux cultures professionnelles, et même à ancrer les décisions opérationnelles dans des principes partagés plutôt que dans des interprétations individuelles.

#### Répondre aux exigences croissantes en matière de qualité et de redevabilité

La plupart des organisations disposent déjà de politiques, de lignes directrices ou d’outils internes pour promouvoir la qualité et la redevabilité, mais, dans la pratique, il leur est souvent difficile de :

• Naviguer entre plusieurs normes, cadres et exigences des bailleurs, qui ne sont pas toujours alignés ;

• Traduire ce que signifie la redevabilité en pratiques concrètes, adaptées au contexte et réalisables, en particulier dans des environnements aux ressources limitées, très changeants ou à haut risque. .

La Norme humanitaire fondamentale aide à relever ces défis en s’appuyant sur les principes humanitaires et en garantissant la cohérence avec les autres normes internationales (Partenariat pour les normes humanitaires). La norme est reconnue par la plupart des bailleurs internationaux comme un cadre de qualité et de redevabilité.

La Norme humanitaire fondamentale peut servir de base pour structurer un cadre de qualité et de redevabilité qui relie les normes existantes et clarifie les actions et les responsabilités organisationnelles tout au long de la mise en œuvre du projet.

Pour les organisations intéressées, la norme CHS dispose également d’un cadre de vérification volontaire et non obligatoire pour démontrer la conformité à la norme ou son adhésion à celle-ci

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### <mark style="color:orange;">Comment pouvez-vous utiliser la Norme humanitaire fondamentale pour mettre en œuvre un projet ?</mark>

Gérer des projets est toujours un défi. Bien qu’il n’existe pas de formule unique pour réussir, l’expérience montre que l’on peut beaucoup gagner à bien comprendre les processus qui soutiennent la qualité et la redevabilité pendant le cycle de projet.

La méthode Compas utilise une **approche « orientée processus »** pour mieux comprendre les éléments clés de la gestion du cycle de projet.

Les processus de projet sont des activités et des contrôles interconnectés qui aboutissent à des résultats spécifiques (services, produits, documentation, décisions, etc.)\[1] à différentes étapes du projet. Il existe généralement trois catégories de processus \[2] :

<details>

<summary>Processus de mise en œuvre</summary>

Activités qui contribuent directement à la fourniture de l’assistance et à l’atteinte des résultats

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<details>

<summary>Processus de soutien</summary>

Fonctions qui permettent la mise en œuvre (ressources humaines, technique, logistique, etc.)

</details>

<details>

<summary>Processus de pilotage</summary>

Processus qui orientent, suivent, analysent et ajustent le projet

</details>

La méthode Compas se concentre principalement sur les processus de pilotage à travers l’articulation de l’assurance qualité du projet et du contrôle qualité du projet.

<table data-view="cards"><thead><tr><th></th><th></th><th></th><th data-hidden data-card-cover data-type="image">Image de couverture</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Assurance qualité du projet</strong></td><td>Avons-nous en place les procédures nécessaires pour garantir la qualité et la redevabilité de notre projet ?</td><td><strong>Focalisation</strong>: Processus</td><td data-object-fit="contain"><a href="https://1622996508-files.gitbook.io/~/files/v0/b/gitbook-x-prod.appspot.com/o/spaces%2FjVZ7GutuuOfKVB2ccnej%2Fuploads%2FfD7dpBziPEhzMq1dRot4%2Fnoun-quality-control-8298322.png?alt=media&amp;token=1f4164b4-bb7d-4a83-9c39-361226c908e1">noun-quality-control-8298322.png</a></td></tr><tr><td><strong>Contrôle qualité du projet</strong></td><td>Les livrables du projet (biens et services) et les décisions répondent-ils aux critères d’acceptation convenus en matière de qualité et de redevabilité ?</td><td><strong>Focalisation</strong>: Livrables finaux</td><td data-object-fit="contain"><a href="https://1622996508-files.gitbook.io/~/files/v0/b/gitbook-x-prod.appspot.com/o/spaces%2FjVZ7GutuuOfKVB2ccnej%2Fuploads%2FIGO3cCy3y21CFFjmP8uk%2Fnoun-quality-control-8295774.png?alt=media&amp;token=8a3f100b-5d88-4efe-937a-8e0d60b15a74">noun-quality-control-8295774.png</a></td></tr></tbody></table>

**Assurance qualité et contrôle qualité** sont organisés autour de neuf « points de contrôle qualité et redevabilité » à des étapes clés du cycle de projet. Pour chaque livrable de projet produit lors des neuf points de contrôle qualité et redevabilité, la méthode Compas propose une liste de critères d’acceptation. Ces neuf listes de contrôle traduisent sur le terrain les cinquante exigences recommandées par la Norme humanitaire fondamentale.

Le Compas est organisé selon un cycle de projet de six phases (flexible et adaptable) : phase préliminaire, évaluation initiale, conception, lancement, mise en œuvre et suivi, clôture. Chaque phase comprend une perspective pratique de la CHS sur le pourquoi, le quoi et le comment.

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\[1] Source : ISO 9001:2015. « Un processus est un *ensemble d’activités corrélées ou en interaction qui utilisent des éléments d’entrée pour produire un résultat attendu ».*

\[2] Adapté de : ISO/TC 176/SC 2/N 544R3
